Wednesday, March 30, 2016
Sunday, July 27, 2014
Wednesday, July 16, 2014
Sunday, October 6, 2013
Sunday, August 19, 2012
A Flight Through the Universe
This animated flight through the universe was made by Miguel Aragon of Johns Hopkins University with Mark Subbarao of the Adler Planetarium and Alex Szalay of Johns Hopkins. There are close to 400,000 galaxies in the animation, with images of the actual galaxies in these positions (or in some cases their near cousins in type) derived from the Sloan Digital Sky Survey (SDSS) Data Release 7. Vast as this slice of the universe seems, its most distant reach is to redshift 0.1, corresponding to roughly 1.3 billion light years from Earth.
Sunday, June 17, 2012
L'Espagne, la Grèce, l'Europe et nous !
AH ! L’Espagne : to big to fail : Les effets de manches sont terminés, l'enthousiasme lié au plan d'aide accordé à l'Espagne (100 milliards octroyés facilement) pour sauver ses banques retombe, et les vieux démons de la zone euro réapparaissent. Les taux à 10 ans sont repassés au-dessus des 6.7% et Moody’s a dégradé la note souveraine ! Sans compté sur l'amertume du Portugal, de l'Irlande et de la Grèce à qui on a demandé du sang et des larmes. Deux poids, deux mesures. Quand la panique vous tiens ! Tout ça me semble pathétique.
Les marchés doutent du plan de sauvetage espagnol – qui n'en est pas un puisque l'Europe n'aide pas l'Espagne mais ses banques ; nuance. Bref, mais les 100 milliards d'aide annoncés restent flous : qui paye, quoi, comment, pour quoi, à quelles échéances, pour quelles garanties ?
Mais il n'y a pas que Bankia et consorts : les 17 régions espagnoles, qui disposent d'une grande autonomie, sont également responsables des trois quart du dérapage du budget national l'an dernier. Alors la partie "fine" ne fait que commencer. Je vous laisse deviner le reste.
Donc pour résumer la situation : L'effet boule de neige tant redouté est en train de se concrétiser, les prochains pays sur la liste sont l'Italie et la France.
Ce week-end tout pourrait basculer. Les Grecs votent en ce moment même, et le résultat du vote pourrait plonger les marchés -- et toute la Zone euro -- dans une débâcle "ouverte".
Quel que soit l'issue de ce scrutin, vraisemblablement l'Europe suivra le chemin du Japon : le SEUL scénario possible.
Dans ce scénario, les autorités empêchent la crise de la dette d'atteindre son apogée en l'étalant dans le temps. En fait, les politiques vont tout faire pour éviter la crise politique et l'explosion sociale car cela va de leur survie.
Cependant, il y a une question qui mérite vraiment d'être posée à ce stade : est-ce que tout ça en vaut bien la peine ? Le modèle actuel de la zone euro ne fonctionne pas : faut-il se donner tant de mal pour le sauver ?
Eh bien ma réponse est NON, NON et NON. L’Europe sera fédérale ou rien. Toute autre pseudo-solution est vouée à l'échec.
Les marchés doutent du plan de sauvetage espagnol – qui n'en est pas un puisque l'Europe n'aide pas l'Espagne mais ses banques ; nuance. Bref, mais les 100 milliards d'aide annoncés restent flous : qui paye, quoi, comment, pour quoi, à quelles échéances, pour quelles garanties ?
Mais il n'y a pas que Bankia et consorts : les 17 régions espagnoles, qui disposent d'une grande autonomie, sont également responsables des trois quart du dérapage du budget national l'an dernier. Alors la partie "fine" ne fait que commencer. Je vous laisse deviner le reste.
Donc pour résumer la situation : L'effet boule de neige tant redouté est en train de se concrétiser, les prochains pays sur la liste sont l'Italie et la France.
Ce week-end tout pourrait basculer. Les Grecs votent en ce moment même, et le résultat du vote pourrait plonger les marchés -- et toute la Zone euro -- dans une débâcle "ouverte".
Quel que soit l'issue de ce scrutin, vraisemblablement l'Europe suivra le chemin du Japon : le SEUL scénario possible.
Dans ce scénario, les autorités empêchent la crise de la dette d'atteindre son apogée en l'étalant dans le temps. En fait, les politiques vont tout faire pour éviter la crise politique et l'explosion sociale car cela va de leur survie.
Cependant, il y a une question qui mérite vraiment d'être posée à ce stade : est-ce que tout ça en vaut bien la peine ? Le modèle actuel de la zone euro ne fonctionne pas : faut-il se donner tant de mal pour le sauver ?
Eh bien ma réponse est NON, NON et NON. L’Europe sera fédérale ou rien. Toute autre pseudo-solution est vouée à l'échec.
Sunday, April 1, 2012
Un conte Apache
Un vieil apache raconta à son petit fils l’histoire d’une bataille à l’intérieur de chacun de nous.
Il lui dit : “Mon fils, en chacun de nous, il y a une bataille continue entre deux loups.
L’un est le Mal, c’est la colère, l’envie, la jalousie, la tristesse, le regret, l’avidité, l’arrogance, l’apitoiement, la culpabilité, le ressentiment, le mensonge, la fausse fierté, le sentiment de supériorité et l’ego.
L’autre est l’Esprit, C’est la joie, la paix, l’amour, l’espoir, la sérénité, l’humilité, la bonté, la bienveillance, l’empathie, la générosité, la vérité, la compassion et la foi.
L’enfant resta à réfléchir pendant une minute puis demanda à son grand-père : “Mais lequel des 2 loups gagnera ?”
L’apache lui répond : “Celui que tu nourriras”.
Il lui dit : “Mon fils, en chacun de nous, il y a une bataille continue entre deux loups.
L’un est le Mal, c’est la colère, l’envie, la jalousie, la tristesse, le regret, l’avidité, l’arrogance, l’apitoiement, la culpabilité, le ressentiment, le mensonge, la fausse fierté, le sentiment de supériorité et l’ego.
L’autre est l’Esprit, C’est la joie, la paix, l’amour, l’espoir, la sérénité, l’humilité, la bonté, la bienveillance, l’empathie, la générosité, la vérité, la compassion et la foi.
L’enfant resta à réfléchir pendant une minute puis demanda à son grand-père : “Mais lequel des 2 loups gagnera ?”
L’apache lui répond : “Celui que tu nourriras”.
Wednesday, December 21, 2011
Et si cela arrivait !
Il y a quelques mois, la fin de l'Euro, tenait de la science-fiction ou de l'absurde.
Cette hypothèse n'est plus si farfelue qu'on puisse le croire. Pour ma part, je pense que le scénario le plus probable est la sortie d'un certain nombre de pays qui n'ont aucune alternative que de sortir de l'Euro.
Si ce scénario venait à être réalisé, certains pays verraient leurs monnaies locales se déprécier immédiatement comme l'illustre l'étude prospective de Nomura.
Cette hypothèse n'est plus si farfelue qu'on puisse le croire. Pour ma part, je pense que le scénario le plus probable est la sortie d'un certain nombre de pays qui n'ont aucune alternative que de sortir de l'Euro.
Si ce scénario venait à être réalisé, certains pays verraient leurs monnaies locales se déprécier immédiatement comme l'illustre l'étude prospective de Nomura.
Friday, December 16, 2011
Friday, November 4, 2011
Et maintenant que faire ?
La lente agonie de la Grèce nous rappelle que nous sommes face à une crise sévère pas simplement d'ordre financier mais aussi économique et sociale. Les différents plans concoctés depuis 2010 n'ont rien résolu et ne résoudront rien car fondamentalement on ne s'attaque pas à la racine du mal : L'endettement irraisonné dû à la perte de compétitivité et une gestion calamiteuse de la chose de l'état.
La Grèce, la tragédie estivale et automnale, ne pourra s'en sortir que si elle s'attaque de fond en comble à sa structure de gouvernance. Or rien n'est fait en ce sens. Les milliards injectés par l'Europe et le FMI servent surtout à combler les déficits des budgets de fonctionnement.
A l'échelle de l'Europe, la défaillance structurelle et le manque de gouvernance, où chaque pays membre voit midi à sa porte, où les discussions interminables et intérêts souvent opposés, ont aggravé et rendu la situation intenable. Je dirai même que certains considèrent l'Europe comme un club sympa pour faire du "business". Or cet état de choses ne peut plus continuer car L'Europe est au pied du mur. Ce mur, la Grèce s'est fracassée contre, et ce n'est que le début. La liste des candidats est longue. Car au-delà du trio sudiste Italie, Espagne et Portugal, viendront sûrement les pays de l'Est engagés dans une construction européenne non achevée.
Dans cette cacophonie générale, seuls des actes clairs, nets et précis et une vision à moyen / long terme viendront à bout de cette hécatombe. Or, jusqu'à présent, les sommets se succèdent et engendrent des "mesurettes”, des intentions et plans de communication obéissant surtout à des impératifs nationaux et électoralistes de façon à ménager la chèvre et le choux.
Vouloir enrayer cette spirale sans se poser la vraie question sur le mode gouvernance de l'Europe ne permettra en rien de résoudre les difficultés présentes. Au mieux cela apaisera les marchés financiers pendant quelques temps en attendant une autre bourrasque qui balayera ce qui reste de l'édifice.
Je pense qu'on est à la croisée des chemins et que la question à se poser : Voulons-nous une Europe fédérale ou pas ? Si oui, alors il faut commencer par achever la construction européenne et "fissa".
Autrement, point de salut car l'Europe n'a et n'aura plus le temps d'attendre les ratifications des uns et des autres pour entériner les décisions prises, elle n'a et n'aura plus les moyens de statuer sur les guerres fiscales que se livrent les pays membres entre eux.
Le fédéralisme a ça de particulier, c'est qu'il permet un transfert de richesse de certaines zones vers d'autres. Il permet aussi une cohérence en termes de structure politique et les décisions qui s'y réfèrent notamment lorsqu’elles sont d’ordre économique, budgétaire ou fiscale. Or, c'est l'essence même de la cohésion. Ce que l'Europe actuellement n'a pas.
Certes, dans ce cas de figure, il y aura abandon de souveraineté nationale sur un certain nombre de sujets. Mais ce prix est-il si élevé qu'on nous laisse le croire ? Je ne le pense pas. Il y aura toujours des contre arguments et vouloir s'accrocher aux faits du passé où la grandeur des uns ou des autres est la pire des choses à envisager. Dès lors, l’Europe se condamne à l'inertie.
Je suis très pessimiste sur l'issue de ce marasme (j'espère me tromper) car la solution qui est en train de se tramer c'est celle du "quantitative easing". Solution de facilité plutôt que de revoir cette fichue gouvernance.
Le « quantitative easing » : concept marketing pour désigner l'emploi de la planche à billet. C'est à dire la création de monnaie ex nihilo. Regardez les US et l'Angleterre qui ont usé et abusé de cet outil? Ont-ils plus de croissance ? La réponse est NON.
Le résultat, on le connait, une inflation galopante sans croissance : Donc un pouvoir d'achat qui s'étiole, des épargnants floués voyant s'éroder l'économie d'une vie, de plus en plus de laissés pour compte et des mouvements sociaux de plus en plus violents. En somme, un monde agité.
Et maintenant que faire ? Rien, on attendra docilement que tous ces gens aillent jusqu'au bout de leurs erreurs.
PS : je n’ai pas abordé les « conclusions » du G20. Il me semble que ça ne sert plus à rien de s’y attarder.
La Grèce, la tragédie estivale et automnale, ne pourra s'en sortir que si elle s'attaque de fond en comble à sa structure de gouvernance. Or rien n'est fait en ce sens. Les milliards injectés par l'Europe et le FMI servent surtout à combler les déficits des budgets de fonctionnement.
A l'échelle de l'Europe, la défaillance structurelle et le manque de gouvernance, où chaque pays membre voit midi à sa porte, où les discussions interminables et intérêts souvent opposés, ont aggravé et rendu la situation intenable. Je dirai même que certains considèrent l'Europe comme un club sympa pour faire du "business". Or cet état de choses ne peut plus continuer car L'Europe est au pied du mur. Ce mur, la Grèce s'est fracassée contre, et ce n'est que le début. La liste des candidats est longue. Car au-delà du trio sudiste Italie, Espagne et Portugal, viendront sûrement les pays de l'Est engagés dans une construction européenne non achevée.
Dans cette cacophonie générale, seuls des actes clairs, nets et précis et une vision à moyen / long terme viendront à bout de cette hécatombe. Or, jusqu'à présent, les sommets se succèdent et engendrent des "mesurettes”, des intentions et plans de communication obéissant surtout à des impératifs nationaux et électoralistes de façon à ménager la chèvre et le choux.
Vouloir enrayer cette spirale sans se poser la vraie question sur le mode gouvernance de l'Europe ne permettra en rien de résoudre les difficultés présentes. Au mieux cela apaisera les marchés financiers pendant quelques temps en attendant une autre bourrasque qui balayera ce qui reste de l'édifice.
Je pense qu'on est à la croisée des chemins et que la question à se poser : Voulons-nous une Europe fédérale ou pas ? Si oui, alors il faut commencer par achever la construction européenne et "fissa".
Autrement, point de salut car l'Europe n'a et n'aura plus le temps d'attendre les ratifications des uns et des autres pour entériner les décisions prises, elle n'a et n'aura plus les moyens de statuer sur les guerres fiscales que se livrent les pays membres entre eux.
Le fédéralisme a ça de particulier, c'est qu'il permet un transfert de richesse de certaines zones vers d'autres. Il permet aussi une cohérence en termes de structure politique et les décisions qui s'y réfèrent notamment lorsqu’elles sont d’ordre économique, budgétaire ou fiscale. Or, c'est l'essence même de la cohésion. Ce que l'Europe actuellement n'a pas.
Certes, dans ce cas de figure, il y aura abandon de souveraineté nationale sur un certain nombre de sujets. Mais ce prix est-il si élevé qu'on nous laisse le croire ? Je ne le pense pas. Il y aura toujours des contre arguments et vouloir s'accrocher aux faits du passé où la grandeur des uns ou des autres est la pire des choses à envisager. Dès lors, l’Europe se condamne à l'inertie.
Je suis très pessimiste sur l'issue de ce marasme (j'espère me tromper) car la solution qui est en train de se tramer c'est celle du "quantitative easing". Solution de facilité plutôt que de revoir cette fichue gouvernance.
Le « quantitative easing » : concept marketing pour désigner l'emploi de la planche à billet. C'est à dire la création de monnaie ex nihilo. Regardez les US et l'Angleterre qui ont usé et abusé de cet outil? Ont-ils plus de croissance ? La réponse est NON.
Le résultat, on le connait, une inflation galopante sans croissance : Donc un pouvoir d'achat qui s'étiole, des épargnants floués voyant s'éroder l'économie d'une vie, de plus en plus de laissés pour compte et des mouvements sociaux de plus en plus violents. En somme, un monde agité.
Et maintenant que faire ? Rien, on attendra docilement que tous ces gens aillent jusqu'au bout de leurs erreurs.
PS : je n’ai pas abordé les « conclusions » du G20. Il me semble que ça ne sert plus à rien de s’y attarder.
Sunday, July 17, 2011
Tous des abrutis ?
Durant, le dernier Stress Test (test de résistance) de 90 banques européennes, seules 8 ont échoué. Ce sont les plus petites d’entre elles inconnues du grand public sauf de quelques retraités d’Espagne, d’Autriche ou d’Allemagne représentants 2,5 milliards d’euros d’exigence en fonds propres.
Donc selon les résultats de l’AEB, l’autorité bancaire européenne, tout va pour le mieux madame la marquise ? Si l’heure n’était pas grave et que ces dettes souveraines dont les banques détiennent des sommes astronomiques « fourguées » dans les épargnes retraite, assurances-vie, fonds, … n’allaient pas engloutir l’Europe dans sa totalité, j’aurai esquissé un sourire et je passerai mon chemin. Mais là, on nous prend vraiment pour des abrutis.
Je peux comprendre le caractère « communicationnel » de ces résultats mais là ça frise l’indécence. « Ces » stress tests, ont tout simplement ignoré le cas majeur : La faillite d’un état !!! Or le cas en question « La Grèce » s'est déjà produit. Ne jouons pas sur les mots. Ce pays n’a plus aucune chance que de :
- Sortir de la zone euro
- Dévaluer sa monnaie
- Améliorer sa compétitivité en remettant le coût salarial en phase avec son potentiel économique, renforcer sa spécialisation (tourisme, marine marchande…)
- Restructurer sa dette. Elément fondamental pour remettre les compteurs à zéro et repartir sur de bonnes bases : Il faut que la dette devienne supportable !
Toute autre solution est vouée à l’échec.
Autre fausse bonne idée : les « Euros Bonds » : Mutualiser la dette européenne. Ceci poussera un certain nombre de pays à l’irresponsabilité. Or le cas de la Grèce est là pour nous le rappeler. Bien au contraire, il faut instaurer un différentiel de dette via un calcul de « spread » entre pays. Ce qui permettra aux plus vertueux d’emprunter à moindre taux : L'effort doit être récompensé. Et enfin, tout ça doit sortir de la poche du contribuable européen : A-t-on vraiment envie de payer les erreurs des autres ? Ceux qui pensent que c'est de la solidarité, moi je leur répond c'est de l'irresponsabilité.
Plus encore, les « euros bonds » ne peuvent fonctionner que si l’Europe est fédérale. Or elle ne l’est pas : Pas de budget fédéral, pas d’harmonisation fiscale, pas de vision économique commune… et encore moins une cohésion politique.
Enfin, tout ça me laisse penser qu’on nous prend vraiment pour des abrutis.
Donc selon les résultats de l’AEB, l’autorité bancaire européenne, tout va pour le mieux madame la marquise ? Si l’heure n’était pas grave et que ces dettes souveraines dont les banques détiennent des sommes astronomiques « fourguées » dans les épargnes retraite, assurances-vie, fonds, … n’allaient pas engloutir l’Europe dans sa totalité, j’aurai esquissé un sourire et je passerai mon chemin. Mais là, on nous prend vraiment pour des abrutis.
Je peux comprendre le caractère « communicationnel » de ces résultats mais là ça frise l’indécence. « Ces » stress tests, ont tout simplement ignoré le cas majeur : La faillite d’un état !!! Or le cas en question « La Grèce » s'est déjà produit. Ne jouons pas sur les mots. Ce pays n’a plus aucune chance que de :
- Sortir de la zone euro
- Dévaluer sa monnaie
- Améliorer sa compétitivité en remettant le coût salarial en phase avec son potentiel économique, renforcer sa spécialisation (tourisme, marine marchande…)
- Restructurer sa dette. Elément fondamental pour remettre les compteurs à zéro et repartir sur de bonnes bases : Il faut que la dette devienne supportable !
Toute autre solution est vouée à l’échec.
Autre fausse bonne idée : les « Euros Bonds » : Mutualiser la dette européenne. Ceci poussera un certain nombre de pays à l’irresponsabilité. Or le cas de la Grèce est là pour nous le rappeler. Bien au contraire, il faut instaurer un différentiel de dette via un calcul de « spread » entre pays. Ce qui permettra aux plus vertueux d’emprunter à moindre taux : L'effort doit être récompensé. Et enfin, tout ça doit sortir de la poche du contribuable européen : A-t-on vraiment envie de payer les erreurs des autres ? Ceux qui pensent que c'est de la solidarité, moi je leur répond c'est de l'irresponsabilité.
Plus encore, les « euros bonds » ne peuvent fonctionner que si l’Europe est fédérale. Or elle ne l’est pas : Pas de budget fédéral, pas d’harmonisation fiscale, pas de vision économique commune… et encore moins une cohésion politique.
Enfin, tout ça me laisse penser qu’on nous prend vraiment pour des abrutis.
Sunday, July 10, 2011
Fluctuation des prix
Intéressante intervention de Paul Jorion autour des méfaits de la fluctuation des prix à travers la financiarisation des échanges commerciaux.
Tuesday, March 22, 2011
Sunday, November 21, 2010
La crise est finie
Eh oui, déjà en 1934, le matraquage médiatique était à l'oeuvre pour vous faire prendre des vessies pour des lanternes.
Jugez par vous même...
Jugez par vous même...
Sunday, November 14, 2010
La bombe à retardement : dévaluation du dollar
Ça ressemble à un "chicken run" par lequel le "chacun pour soi" devient la norme. Qu'attends appris dernièrement : L'injection de 600 milliards de dollars d'ici à juin 2011 dans l'économie américaine. Conséquence direct : inflation qui a son tour déclenchera une dévaluation du dollar donc appréciation de l’euro, du yen et des devises des pays émergents.
Cette dévaluation se fera (comme toujours) au détriment de l'euro car l'autre puissance montante (la chine) indexe le yuan sur le dollar d'où une dévaluation implicite pour cette dernière.
Pourquoi cette dévaluation et pourquoi maintenant ?
Eh bien c'est très simple : l'économie "américaine" ne démarre pas et n'est pas prête de l'être. Donc, les américains pensent que leur relance ne se fera principalement que par une dévaluation de leur monnaie créant de fait une tension sur le marché des devises et des matières premières. Ainsi, adviendra que pourra à l'Europe qui n'aura pas les marges de manœuvre nécessaires pour contrer une telle offensive : Donc chômage haut, investissement bas : la vie normale en quelque sorte telle qu'on vit depuis 2008.
Cette dévaluation se fera (comme toujours) au détriment de l'euro car l'autre puissance montante (la chine) indexe le yuan sur le dollar d'où une dévaluation implicite pour cette dernière.
Pourquoi cette dévaluation et pourquoi maintenant ?
Eh bien c'est très simple : l'économie "américaine" ne démarre pas et n'est pas prête de l'être. Donc, les américains pensent que leur relance ne se fera principalement que par une dévaluation de leur monnaie créant de fait une tension sur le marché des devises et des matières premières. Ainsi, adviendra que pourra à l'Europe qui n'aura pas les marges de manœuvre nécessaires pour contrer une telle offensive : Donc chômage haut, investissement bas : la vie normale en quelque sorte telle qu'on vit depuis 2008.
Sunday, May 16, 2010
Chronique d'une catastrophe annoncée
Ce billet de François Leclerc est très intéressant dans le sens ou ce monsieur explique les tenants et aboutissants de ce qu'on peut appeler la naissance d'une crise perpétuelle et qui ne fera que s'aggraver.
A lire ici : L’actualité de la crise: ils ont inventé la crise perpétuelle…, par François Leclerc
A lire ici : L’actualité de la crise: ils ont inventé la crise perpétuelle…, par François Leclerc
Thursday, May 13, 2010
SAP to acquire Sybase
That was the news of the day and I wonder like many of you what SAP was expecting by spending 6 billions for such acquisition ?
The answer is obvious :
1 - to provide non relational database : Sybase IQ to SAP customers as an alternative to Oracle and also to provide end-to-end BI solution like its competitors did (IBM, Oracle)
2 - to consolidate the mobile offer with Sybase middleware stack
But then again 6 billions isn't too much ? the answer is let's wait for the stock market opening tomorrow.
The answer is obvious :
1 - to provide non relational database : Sybase IQ to SAP customers as an alternative to Oracle and also to provide end-to-end BI solution like its competitors did (IBM, Oracle)
2 - to consolidate the mobile offer with Sybase middleware stack
But then again 6 billions isn't too much ? the answer is let's wait for the stock market opening tomorrow.
Sunday, May 2, 2010
Here we are !
Eh! Oui, tout le scenario était écrit à l'avance, nous en étions réduits à le voir défiler sans avoir le temps de le commenter. Parce que les opérateurs du marché ont décidé du tempo et des proies à attaquer avec une précision digne d'une montre suisse.
Eh bien la Grèce n'était qu'une entrée en la matière. Parce que miser dans des CDS** en positions nues sur un état souverain comme l'Espagne, de part son poids économique dans la zone euro, est plus juteux et intéressant que la pauvre Grèce avec son activité de marine marchande et de tourisme.
Oui, l'Espagne, voilà un pays dont la compétitivité implicite est en dessous de la moyenne européenne et qui sur un an a vu son activité BTP et assimilés chuté de 96%. Lorsque l'on sait que cette activité emploie 30% de la population, on comprend aisément que le sourire n'est pas de mise et que la zone euro va devoir s'attendre à une attaque de la part des spéculateurs motivés, de plus grande ampleur. L'Espagne est aujourd'hui une proie facile, il ne s'agit plus de savoir si elle va tomber mais quand ?
Oui, telle est l'histoire qui se déroule en ce moment. Or depuis Octobre 2008, rien ou presque n'a été fait pour sortie de la spirale de l'endettement. Bien au contraire, l'endettement des états a été orchestré pour sauver les grands trusts bancaires qui, pendant cette période ont engrangé des bénéfices confortables même s'il y a eu contraction en termes de volume (Eh, oui! puisqu’ils empruntaient à des taux très bas (environ 1%) et revendaient cet argent à des taux confortables (3 à 4% voire plus))
Pour revenir à la Grèce, cet après-midi un prêt conjoint de UE et du FMI de 110 milliards (80 UE & 30 FMI) sur 3 ans devra, moyennant une coupe drastique et une austérité digne de la grande dépression, permettre un retour à l'équilibre vers 2014. Y croyez-vous ? Moi vraiment pas.
Toutes les crises de ce genre (rappelez-vous l'Argentine en 2001) ont connu une sortie de crise grâce à 3 facteurs :
1 - La croissance
2 - Une dévaluation de la monnaie
3 - Une restructuration de la dette
Aucun des éléments, en l'état actuel, ne pourra être rempli par la Grèce car ces 3 facteurs ne sont plus de son ressort et elle ne peut d'aucune manière en activer l'un ou l'autre parce que :
1 - La croissance : tout le monde l'attend et se fera attendre donc rendez-vous vers 2015 si tout va bien
2 - La dévaluation de la monnaie : impossible en zone Euro et revenir au drachme, je ne sais pas si techniquement c'est possible
3 - La restructuration de la dette, c'est la faillite assurée pour certaines banques européennes
Bref, nous y sommes et comment sortir de ce bourbier : nadie no lo sabe
Eh bien la Grèce n'était qu'une entrée en la matière. Parce que miser dans des CDS** en positions nues sur un état souverain comme l'Espagne, de part son poids économique dans la zone euro, est plus juteux et intéressant que la pauvre Grèce avec son activité de marine marchande et de tourisme.
Oui, l'Espagne, voilà un pays dont la compétitivité implicite est en dessous de la moyenne européenne et qui sur un an a vu son activité BTP et assimilés chuté de 96%. Lorsque l'on sait que cette activité emploie 30% de la population, on comprend aisément que le sourire n'est pas de mise et que la zone euro va devoir s'attendre à une attaque de la part des spéculateurs motivés, de plus grande ampleur. L'Espagne est aujourd'hui une proie facile, il ne s'agit plus de savoir si elle va tomber mais quand ?
Oui, telle est l'histoire qui se déroule en ce moment. Or depuis Octobre 2008, rien ou presque n'a été fait pour sortie de la spirale de l'endettement. Bien au contraire, l'endettement des états a été orchestré pour sauver les grands trusts bancaires qui, pendant cette période ont engrangé des bénéfices confortables même s'il y a eu contraction en termes de volume (Eh, oui! puisqu’ils empruntaient à des taux très bas (environ 1%) et revendaient cet argent à des taux confortables (3 à 4% voire plus))
Pour revenir à la Grèce, cet après-midi un prêt conjoint de UE et du FMI de 110 milliards (80 UE & 30 FMI) sur 3 ans devra, moyennant une coupe drastique et une austérité digne de la grande dépression, permettre un retour à l'équilibre vers 2014. Y croyez-vous ? Moi vraiment pas.
Toutes les crises de ce genre (rappelez-vous l'Argentine en 2001) ont connu une sortie de crise grâce à 3 facteurs :
1 - La croissance
2 - Une dévaluation de la monnaie
3 - Une restructuration de la dette
Aucun des éléments, en l'état actuel, ne pourra être rempli par la Grèce car ces 3 facteurs ne sont plus de son ressort et elle ne peut d'aucune manière en activer l'un ou l'autre parce que :
1 - La croissance : tout le monde l'attend et se fera attendre donc rendez-vous vers 2015 si tout va bien
2 - La dévaluation de la monnaie : impossible en zone Euro et revenir au drachme, je ne sais pas si techniquement c'est possible
3 - La restructuration de la dette, c'est la faillite assurée pour certaines banques européennes
Bref, nous y sommes et comment sortir de ce bourbier : nadie no lo sabe
Saturday, April 10, 2010
l'effet domino
J'écrivais le 9 décembre dernier sur les "PIGS" ces fameux pays endettés au bord du gouffre et qui, faute de mesures énergiques, emmèneraient tout le monde au bord du gouffre. Eh bien c'est fait. La Grèce est en train de tomber alors que pendant ce temps là, les gouvernants de l'Europe se veulent rassurants et se gargarisent de propos rassurants. J'avoue que si ce n'était pas dramatique, j'aurai eu envie de pouffer de rire.
En fait pour la Grèce, c'est déjà trop tard à cause d’un manque d’actes clairs nets et précis ainsi que de l'intransigeance allemande voulant à tout prix donner des leçons de bonne gouvernance à un pays du sud. Sauf que les allemands doivent savoir que si la Grèce tombe et bien leurs banques vont devoir provisionner des sommes colossales car il ne faut pas oublier que 80% de la dette greque se trouve dans les livres des banques allemandes et françaises et que tout défaut de la Grèce ne peut avoir que des conséquences catastrophiques sur ces 2 pays ainsi que ceux du Benelux.
Bref, les gouvernants européens n'ont pas pris la mesure de la gravité et des conséquences néfastes de cette situation : j’avoue que tout cela ressemble à un sauve qui peut général au risque de mettre en péril l’unité Européenne. La Grèce va tomber car comme je l'ai dit : il est trop tard pour la sauver. Fitch vient de dégrader sa note à BBB-, ce qui veut dire : un niveau de risque avant le défaut.
Les marchés sont et vont réagir en ce sens. La Grèce est foutue à cause des tergiversations et déclarations anesthésiantes des uns et des autres en Europe. Le « marché » de surcroit mondialisé, dans son élan vorace, va essayer de s’attaquer à d’autres proies faciles.
Les prochaines victimes dans la ligne de mire seront le Portugal, l'Espagne, l'Irlande, ... c'est ce que l'on appelle l'effet domino. Mais à ce jeu là, la casse sera générale et n’épargnera pas les autres pays.
En fait pour la Grèce, c'est déjà trop tard à cause d’un manque d’actes clairs nets et précis ainsi que de l'intransigeance allemande voulant à tout prix donner des leçons de bonne gouvernance à un pays du sud. Sauf que les allemands doivent savoir que si la Grèce tombe et bien leurs banques vont devoir provisionner des sommes colossales car il ne faut pas oublier que 80% de la dette greque se trouve dans les livres des banques allemandes et françaises et que tout défaut de la Grèce ne peut avoir que des conséquences catastrophiques sur ces 2 pays ainsi que ceux du Benelux.
Bref, les gouvernants européens n'ont pas pris la mesure de la gravité et des conséquences néfastes de cette situation : j’avoue que tout cela ressemble à un sauve qui peut général au risque de mettre en péril l’unité Européenne. La Grèce va tomber car comme je l'ai dit : il est trop tard pour la sauver. Fitch vient de dégrader sa note à BBB-, ce qui veut dire : un niveau de risque avant le défaut.
Les marchés sont et vont réagir en ce sens. La Grèce est foutue à cause des tergiversations et déclarations anesthésiantes des uns et des autres en Europe. Le « marché » de surcroit mondialisé, dans son élan vorace, va essayer de s’attaquer à d’autres proies faciles.
Les prochaines victimes dans la ligne de mire seront le Portugal, l'Espagne, l'Irlande, ... c'est ce que l'on appelle l'effet domino. Mais à ce jeu là, la casse sera générale et n’épargnera pas les autres pays.
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